dimanche 8 novembre 2009

The Hickey Underworld - "The Hickey Underworld "


La Belgique va devenir le pays le plus rock du monde. Les blagues sur les belges stopperont, les moules frites seront consommées après des heures de pogo, tout le monde fumera ses clopes librement. Pour l'instant, nous y sommes encore loin, mais faut-il reconnaître qu'avec The Hickey Underworld, la Belgique résonne plutôt intensément. Le groupe d'Anvers sort un premier opus éponyme qui sent bon le rock sale, intense, puant. The Hickey Underworld nous offre un mélange de punk, rock, hardcore tout cela chanté par Younes Faltakh exorcisé par une force supérieure offrant ses tripes tout au long de l'album. Certains pourraient craindre une certaine répétition avec une mélodie souvent absente au profit d'une force instrumentale puissante. Or le groupe propose des mélodies new-wave plus qu'intéressantes comme avec "Blue World Order" ou "Zoraya". "Blonde on Fire" constitue le single de l'album, le tube. Musicalement parfaitement rappelant la puissance de "Rock and Roll queen " des Subways, le morceau se distingue par l'envie monstrueuse de danser que provoque celui-ci, mais aussi par son clip choquant à ne pas mettre sous l'oeil de n'importe qui. The Hickey Underworld signe pour un premier opus tout simplement le buzz musical et médiatique soignant l'intrigue autour de ce groupe. J'ai pris grave mon pied.

Un groupe , une histoire : Justice


A notre époque, la musique électronique fait parti de l'univers musical ambiant. Les groupes de rock électrisent leurs chansons, les rappeurs (par exemple NTM) n'hésitent pas à prendre des DJ pour leurs concerts. Or l'un des groupes phares électroniques de notre époque, digne successeur de la french touch d'Air et des Daft Punk, est le duo français composé de Gaspard Augé et Xavier de Rosnay alias Justice. C'est en 2003 que le duo se fait réellement repérer par un remix sur le label le plus électro le plus connu, ED BANGER RECORDS. Justice continuera le succès commercial à partir de 2006 avec le divin "We are your Friends". La Justicemania pouvait commencer. Depuis Daft Punk, la french touch n'avait pas connu un tel engouement : concerts à guichets fermés, tournée internationale, fan en délires, morceaux passant en boucle sur toutes les radios du monde et les boites de nuit. La croix sainte, symbole du groupe, deviendra tout le symbole de cette génération électronique qui vibre encore sur les tubes de nos amis parisiens. La force de Justice a bien été de relancer l'ère de la musique électronique. Justice est sans aucun doute le groupe de ce début du 21e siècle, le groupe d'une nouvelle ère, le groupe de la libération de cette jeunesse dépravée sans aucun avenir qui ne pense qu'à faire la fête. Justice aura baigné mon adolescence, Justice baignera sûrement encore ma vie d’adulte.

Jason Edwards - "Doldrums"


Avec un premier album intitulé "ouest", la seule peur pour Jason Edwards était de signer un nouvel opus justement à l'ouest. Or, le plus français des américains nous permet avec "Doldrums" de profiter d'un moment de grâce musicale nous changeant un peu du mauvais goût ambiant sur nos radios. Jason nous accompagne dans son univers folk/blues et son ambiance feutrée, mélancolique, tranquille luttant contre les marées de la musique électronique du moment, emportant même les suffrages et mon pauvre cœur d’artichaut. Notre songwriter offre sur un plateau de jolies surprises comme « Holy Doom », « Doldrums » ou encore « Boogie man », toutes arrangées parfaitement mettant ainsi en relief une nouvelle fois l’excellent travail du label Kill the DJ qui ne cesse de surprendre. L'album de Mister Edwards retentit comme une invitation à rentrer dans son monde folk et devenir son colocataire musical. Une seule question me tarde : qui veut habiter avec moi ?

mardi 3 novembre 2009

Flying Donuts - "Until The Morning Comes"


Je m'étais lassé de la pop, je m'étais lassé du rock dans ses artifices, je m'étais lassé du rock qui sonne plus électro qu'autre chose. Mon remède: Flying Donuts. Depuis des années, le groupe français traque les scènes nationales, européennes et même internationales. 2009 sonne comme une nouvelle occasion de démontrer leur puissance musicale avec "Until the Morning Comes". L'ambiance y est électrique, les guitares marchent à plein régime, les riffs sont de sortie, l'anglais au rendez-vous. L'album sent les aires d'autoroutes crasseuses, les boîtes miteuses, les pogos violents, la heineken au goulot. C'est bien ça le problème. Trop de clichés tuent le cliché. À vouloir mélanger du punk à une sorte de mélodrame, les Flying Donuts arrivent parfois à faire du mauvais offspring ou autres groupes peu flatteurs. À écouter à petite dose.

dimanche 1 novembre 2009

Didier Super - "La merde des autres"

Didier super est un peu le Patrick Timsit de la scène musicale française c'est-à-dire d’un niveau artistique plutôt affligeant mais d’une très grande affection. Didier est ce fameux chanteur (enfin ce qu’il prétend) humoriste français friand de second degré et de chansons cyniques d’une musicalité informe. Didier signe un nouvel album intitulé « La merde des autres » où celui-ci s’amuse à reprendre des tubes interplanétaires avec des arrangements pitoyables et une voix digne de la Foire du Saucisson où le chanteur du village reprendrait un tube de Michel Fugain. En passant du tube des Beatles « Yesterday », la magnifique chanson d’amour de Jeff Buckley « Hallelujah » ou encore le tube kitsch animant encore le Macumba Club de Dijon « Les démons de minuit », Didier rentre en transe et se prend par un chanteur de Hard Rock bafouant les paroles tout en soulignant sa créativité par des paroles personnels plutôt surprenantes. Didier Super, qui s’est pris d’affection pour les locaux d’Universal Music en allant uriner dessus, signe un album nullissime mais hilarant. Juste pour avoir uriné sur Universal Music, je vous recommande l’album.



Ps: Article paru dans le fenua TV

Telekinesis - "Telekinesis"


Un album de power-pop peut s’avérer pesant ou charmant. Les Télékinesis n’ont pas même pas eu à utiliser leur pouvoir de télékinésie pour me charmer grâce à leur premier album éponyme. Michael Benjamin Lerner nous permet de rajeunir et de remonter dans le temps où la Power-pop des Posies faisait rage. Michael Benjamin Lerner fait preuve d’une grande maîtrise pour un premier album. En effet, en un temps plutôt record et un nombre maigrichon de chansons, l’album nous gratifie de tubes tels que l’excellent « Coast of California », « Tokyo » (dont le clip est juste dans l’air du temps et un brin décalé) nous donnant une folle envie de partir chez nos amis nippons et profiter de la vie nocturne japonaise ou encore la ballade joviale « I saw lightning » rappelant les Death Cab For Cutie.. Ainsi, la légèreté pop se marie parfaitement avec l’homogénéité et surtout la constance de l’album. Les Américains nous offrent ici une power-pop qui égayera votre marasme quotidien. God bless America !

Ps : Article paru dans Fenua TV

dimanche 25 octobre 2009

Playlist du Week end .

Sebastien Schuller - "Weeping Wellow"
Soan - "Puisque Rien"
The Prostitutes - "Call The Cops"
Soulsavers - "Revival"
Alex Beaupain - "I Want to go Home "
Wilco - "You never Know"

Kings Of Convenience - "Declaration of Dependance"


Certains pourraient croire que le duo Kings of Convenience pourrait être un duo de jeunes adorateurs de l'UPLD rêvant d'indépendance tahitienne. Ceux-là se trompent totalement, car notre duo vient tout droit du grand froid où les bisons chantonnent et discutent autour d'une bonne tranche de salami norvégien. "Declaration of Dependance" est un album simplement magique. Erlend Øye et Eirik Glambek Bøe marient divinement leur voie respective comme sur le somptueux "24-25" ou encore sur le presque groovy "Mrs Cold" où la seule envie est de profiter de l'été indien norvégien, un mojito a la main (l'abus d'alcool est très bon pour la santé). "Me and you" témoigne de la simplicité du groupe qui ne se montre pas orgueilleux. Pourtant malgré cette légèreté ambiante, l'album reste d'une teneur impressionnante comme en témoignent "Scars on land", "Peactime of Resistane" ou encore "Rule my World" . Au final, Kings Of Convenience nous offre une musique sensible, intelligente, constante. Si les femmes norvégiennes sont pareilles que cet album, présentez moi en une !

mardi 20 octobre 2009

The Cave Singers - "Welcome Joy"


Le folk signe un retour remarqué. Pourtant, les néophytes préféreraient encore parlementer sur un renouveau d’un pop folk comme avec les Fleet Foxes que du vrai folk humant le Texas, la route 66 ou encore ce vieux motel typique des séries B planté au plein milieu du désert. The Cave Singers, trio venant tout droit de Seattle, renoue grâce à leur second album, « Welcome Joy », à ce folk si précieux. Pourtant, la voix criarde du songwriter pourrait en inquiéter un grand nombre faisant rejaillir des souvenirs de buveries dans un pub irlandais accompagné de chanteurs country dont la musique ne faisait que frémir leurs moustaches. Nos amis de Seattle arrivent à charmer l’auditoire en éliminant toute électricité, privilégiant ainsi l’acoustique (« Summer Light »), la douceur (« Vv », l’énergie presque punk (« At The Cut »). Des morceaux comme « Townships », « I don’t mind » (sorte de road trip made in 70’s) ou encore « Hen of the Woods » gagent d’une très grande qualité. J’ai soudainement envie de faire le tour des Etats-Unis.



Ps : Article paru dans le Fenua TV

Turzi - "B"


Paris deviendrait-il un vivier musical aussi riche que New York où de jeunes artistes originaires de différents pays faisant danser toute la capitale d’influences musicales se rapprochant du psychédélique et de l’électro la plupart du temps. Car avouons-le, le nom de Turzi ne fait pas trop français et résonnerait plutôt comme le nom d’un groupe tzigane non reconduit à la frontière par l’ancien fiévreux ministre de l’immigration Brice Hortefeux, Romain Turzi fait bel et bien parti de la belle famille électro-psyché-pop-rock et sort un album appelé « B » où chaque titre de l’album équivaut à une ville commençant par cette même lettre. Pourtant, cette particularité n’est pas la seule du français qui nous offre un album à la fois contrôlé et improvisé, à la fois électro et psychédélique maniant tout simplement art contemporain, démarche conceptuelle et musique électro. « B » est l’album de la vision du rock des années à venir voir des millénaires, un rock se rapprochant d’une sorte de trip métaleux électronique laissant place aux grosses guitares. Turzi ne cherche ainsi pas le plaisir de l’auditoire, mais plutôt un parcours apologique. Je pense que l’adjectif salvateur pourrait témoigner de ce voyage.



Ps: Article paru dans le Fenua TV

samedi 17 octobre 2009

Former Ghosts - "Fleurs"



À la recherche de nouveau son, d'un son planant, sombre, ténébreux, la découverte de Former Ghosts tomba à pic. Ce nouveau trio jongle à travers songwriting accrocheur, ambiances ténébreuses et expérimentations soniques. Le nouveau projet de Jamie Stewart de Xiu Xiu (chant, claviers), avec Nika Roza de Zola Jesus (chant) et Freddy Ruppert (This Song Is a Mess But So Am I) en leader vocal et aux programmations apparaît comme une sorte de dérivé electro-psyché de Joy Divison. Le voyage est vraiment très bon bercé par exemple avec le superbe "The Bull and The Ram" dont le résonnement de la voix de Jamie est enivrante ou encore le percutant "Hold On". Former Ghosts n'est sûrement pas le groupe de l'année, mais m'a permis de ne pas perdre mon samedi après-midi. Juste pour ceci : MERCI !

mercredi 14 octobre 2009

Butterfly Effect

Ne joue pas les Dieux, fiston…!

samedi 10 octobre 2009

Girls - "Album"

Girls est la sensation musicale cet automne au même titre que les XX. Le groupe de San Francisco regroupe avec "Album" toute la mythologie du pop et du rock allant des Beastie Boys, des Beatles ou encore de Nirvana. Christopher Owens, crooner émérite, habite d'une façon magistrale ce son ample et chaud venant tout droit des plages californiennes, ces rythmiques implacables façon sixties ou encore des pop songs au son universel. Les San Francisco Girls font simplement étalage d'un talent indéniable, d'une maîtrise des sentiments implacables, d'une sincérité témoignée par Christopher qui semble pendant chaque chanson chantée son dernier souffle exaltant notre pauvre petit coeur battant la chamade en moins de quelques secondes. Nous pouvons bel et bien dire qu’"Album" est et sera l'un des albums les plus marquants de ce début du 21e siècle.


mardi 6 octobre 2009

The Heavy - Sixteen

A l'occasion du nouvel album fantastique de The Heavy (chronique à découvrir dans le Fenua TV dans 2 semaines), voici le clip de Sixteen, chanson vintage extraite de The House That Dirt Built. Les cuivres sont parfaites, la voix de Swaby impeccable. Que demander de plus ?

The lightning dust - " Infinite light "


Passer du rock psychédélique au folk acoustique sombre demeure a priori de l’impossible comparable à une victoire française à Roland Garros (si le Dieu du tennis m’écoute). Pourtant pour leur 2ème album solo, le duo canadien formé d’Amber Webber et Joshua Wells (anciennement membres des Black Mountain) tutoie les sommets du mélodrame transportés par la voix pure, lyrique d’Amber accompagné par la guitare ou le piano de Joshua. « Infinite light » se pourvoit de ballades tristes jouées souvent au Piano comme le parfait morceau d’ouverture « Antonia Jane » ou encore la ballade mystique presque surréaliste de « Never Seen » dont la fin du morceau pourrait s’approcher d’une façon lointaine à « Frozen » de Madonna. Pourtant, l’album ne se constitue pas que de chansons mélodramatiques et le prouve avec « I Knew » morceau pop, sorte de provocation (voulue ?!) aux critiques. Pourtant, le duo continue à offrir des moments d’émotions intenses comme avec « Wainting On The Sun To Rise ou encore « Take It Home ». Amis mélancoliques, cet album est à votre disposition.

Ps : Article paru dans Fenua TV

lundi 5 octobre 2009

The Antlers - "Hospice"


La scène underground est souvent bafouée par les médias, par la grande majeure de la population, mais quand une pépite est découverte la seule réaction qu’on peut avoir est : HALLELUJAH ! Le 3ème album des The Antlers, « Hospice » fait parti de ces trouvailles génialissimes de haute volée. Peter Silberman, tel un alpiniste gravant l’Everest, gravit l’échelle émotionnelle tout au long de l’album pour arriver à l’apothéose finale à bout de force. Les mélodies mélancoliques pop s’enchaînent d’une façon si parfaite souvent bercées par une puissante vague instrumentale comme sur « Kettering » ou le génialissime « Sylvia ». Les textes sont pour la plupart d’une tristesse colossale sachant maîtriser cette émotion et réussir à vous prendre à la gorge, aux tripes. Peter arrive même à donner une image optimiste avec des morceaux comme « Two » ou autre. Je n’étais pas venu chercher de l’émotion spécialement, j’aurais voulu sortir indemne de l’écoute de cet album. C’est raté, il m’a bouleversé.




PS : Article paru dans Fenua TV

Julian Casablancas - 11th Dimension

Julian Casablancas signe son premier album solo "Phrazes For The Young". Avec 11th Dimension, premier extrait du leader des Strokes, Julian nous fait entrevoir un album électrique où synthés et eighties se mélangent. La chanson n'est pas renversante mais plutôt acceptable et fraiche. Première réussie ?

samedi 3 octobre 2009

Polar Bear Club - "Chansing Humburg"


Avide de sensations nouvelles, Polar Bear Club s'ouvrait à moi. En effet, le groupe américain signe pour son nouvel album , Chansing Humburg, offrant ainsu une soupe plutôt infame (pour ma part) un peu comme la vieille soupe aux poissons du restaurant du coin : Hardcore, Pop-Rock, Emo, Punk américain (comme Green Day), Post Core. En prenant du recul sur la musique proposée, nous pouvons parler de Polar Bear Club comme un bon groupe pour les plus jeunes d'entre nous permettant à ceux-là de se divertir avant de passer à quelque chose de quelque peu plus consistant. Polar Bear Club a une autre qualité indéniable : celle de faire vendre. "Chansing Humburg" apparaît comme une prochaine réussite commerciale, un album qui sera acheté par les petits émos canadiens ou encores les jeunes collégiens américains skateurs dopés à SUM 41 ou encore Blink 182. Un seul mot pour les + de 15 ans : Eviter l'album

mercredi 30 septembre 2009

Music is not Fun - "British Rendez-vous"


Avec un titre d'album comme ceci aucune surprise véritable à l'horizon, Music is not Fun est bel et bien un groupe indie-rock français chantant dans la langue de Shakespeare. Le quatuor issu de Lyon, baigné par les vinyles usés de leurs parents, du retour au gros plan du rock and roll anglais avec les Libertines ou encore Artctic Monkeys, propose un son fiévreux, fantasque, cru. Pourtant, ne vous fier pas aux apparences, Music is Not Fun n'est un nouveau gang adolescent "slim- chaussures vernies" ayant trouvé la musique comme simple divertissement. Les lyonnais témoignent d'un certain talent de composition, d'autodérision comme avec le titre "(Do you love) my Shoes ?" ou encore les rafraîchissants "Teenage Love" et "Louise". "Ghost" constitue le titre de l'album, un titre garage où l'influence des Libertines ou encore des Clash se fait grandement ressentir. Ainsi, les Music is Not Fun n’offrent un opus certes pas révolutionnaire, mais très prometteur. Véritable promesse ou simple euphémisme ? L'avenir nous le dira.

lundi 28 septembre 2009

Windows of the World


" Devient ce que tu hais " Frédéric Beigbeder